Accueil Date de création : 06/03/07 Dernière mise à jour : 24/04/08 16:16 / 213 articles publiés
 

Quelqu'un aurait-il un cintre ?  (De tout, de rien, mais surtout de rien) posté le lundi 14 avril 2008 18:00

Les péripéties d'un pauvre Chaperon et de son bolide, Tome 2 :
... après "Le bolide fat la tête et refuse de démarrer sur le parking du supermarché",
retrouvez "Petit Chap a besoin d'un cintre pour ouvrir son bolide" ...

 

 

Dimanche après-midi tranquille, l'air est doux, le soleil brille ... Les premières jupettes sont de sorties ... les hommes salivent en les regardant passer ...

PetitChap avait laissé ses plantes en pension chez sa gentille Belle-Maman, le temps d'aménager son nouvel appartement et de leur trouver la meilleure place qui soit. Et puis elles avaient également besoin de changer de pot, les pauvrettes ... Elles n'avaient plus trop de place pour étaler leurs racines (on se demande d'ailleurs comment elles ont survécu jusque là ... ils faut croire qu'elles sont super robustes ...). Bref, nous voilà, Gentille Belle-Maman et moi, à rempoter trois plantes. On prenait le soleil, tranquillou, on papotait, on était bien contentes de notre beau travail ... quand la question cruciale est arrivée : comment allions-nous faire pour les amener à l'appartement ?! Ben oui, vu la taille des pots et la hauteur des plantes, le "transportage" en voiture semblait un peu difficile ...

Après divers essais, divers "baissages" de sièges, diverses prises de tête, nous voilà toutes fières d'avoir trouvé une solution ... Nous avions savamment placé deux plantes dans sa voiture, et une dans la mienne ...

[A ce stade du récit, je sens bien que tu trépignes d'impatience de connaître la suite ... hum ...?! Non ...?! Bon, tant pis ... je continue quand même !]

« Allez, me dit-elle, on peut y aller ! Ne les laissons pas trop longtemps dans les voitures, avec la chaleur qu'il fait, elles n'y survivraient pas !! »

« Allez zou !! » que je réponds ... Et je ferme la portière du bolide ...

Quand soudain ... éclair de lumière :

« Mais où ai-je mis les clés du bolide ?! ... oups ... »

Mes deux neurones en état de marche ont tilté : les clés sont restées dans le bolide ... qui est fermée à clé ... toutes les portes sont fermées à clés ... aucune vitre n'est ouverte ... Yeahhhhhhhh ... la belle attitude ....!!

Pas de panique ... la plante ne va pas mourir dans l'instant ... Et puis j'ai un double des clés du bolide ...

« Allo Bucheron ?! Dis ... est-ce que tu pourrais regarder où sont les doubles des clés du bolide, s'il te plait ...?! Hum ...

- Ah ben oui, PetitChap, on en a, des doubles ... mais elles sont chez tes parents [à 80 ou 100 km de là] ... »

... Oups ... Bon, ben reste plus qu'à crocheter avec un cintre ... comme à la télé ... A ce stade de ma réflexion, j'ai bien pensé téléphoner à MacGuyer, avec lequel, je vous le rappelle - ou je vous l'apprends, je ne sais plus - je souhaitais ardemment me marier étant plus jeune ... Mais le con a tout bonnement omis de me laisser son numéro de portable ...

Oh les pauvres gens ... z'imagniez même pas ma honte ... on était trois autour du bolide, chacun sur une portière avec un cintre à la main .... Le premier arrivé a gagné !! Tous les voisins qui nous regardaient ... partagés entre l'incrédulité et l'amusement ...

J'étais au téléphone avec gentil papa, lui expliquant le petit souci quand ... oh ! joie, oh ! miracle ... gentille Belle-Soeur arriva à bout du bolide ! Elle venait, ni plus, ni moins, de crocheter la portière !!

Hourra !! Vive Laurie !! Vive ma Gentille Belle-Soeur !!

Rangez vos voitures, les gens ... maintenant, on sait crocheter les portières ...!! 

Quelle vie trépidante quand même ... j'en reviens pas moi-même ...

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Les bons vivants  (Les poésies du dimanche) posté le dimanche 13 avril 2008 12:00

Dimanche détente, dimanche "Bons vivants" ... Il semble que l'amuuuur ne vous inspire pas ... Voyons si la bonne chère vous inspire un peu plus ...

 

 Paul Scarron (1610-1660)

Fils d'un conseiller à la cour des comptes, Paul Scarron débute une carrière ecclésiastique dès 1629. Cela ne l'empêchera d'avoir des mœurs assez libres, ce qui était assez souvent le cas à l'époque. De 1632 à 1640, il vit au Mans, où il devient secrétaire de l'évêque.
Dès 1638, il est victime d'une grave maladie nerveuse qui lui paralyse principalement les jambes, et lui vaudra de souffrir le reste de ses jours. Avec une ironie acide, il est du reste le premier à se moquer de son infirmité.
En 1643, son Recueil de quelques vers burlesques lui vaut un grand succès et lance véritablement la mode burlesque en France. Suivront en 1648 Le Virgile travesti (parodie de l'Enéide) et de 1651 à 1657, son chef-d'œuvre, Le Roman Comique.
Il retourne à Paris en 1652. Il tiendra un salon dans le quartier du Marais, où se pressera le gratin de l'époque.
A la même époque, il épouse une très jeune orpheline afin de la sauver du couvent. Il s'agit de Françoise d'Aubigné, petite-fille d' Agrippa d'Aubigné, qui lui offrira d'après les mots de Scarron « deux grands yeux fort mutins, un très beau corsage, une paire de belles mains et beaucoup d'esprit ». La petite orpheline devait s'illustrer bien après la mort de son premier époux en devenant l'une des plus fameuses maîtresses de Louis XIV, Mme de Maintenon.

 

 

Chanson à boire

            Que de biens sur la table                                 
            Où nous allons manger !
            Ô le vin délectable
            Dont on nous va gorger !
Sobres, loin d’ici ! loin d’ici, buveurs d’eau bouillie !
Si vous y venez, vous nous ferez faire folie.
Que je sois fourbu, châtré, tondu, bègue-cornu,
Que je sois perclus, alors que je ne boirai plus.

            Montrons notre courage :
            Buvons jusques au cou.
            Que de nous le plus sage
            Se montre le plus fou.
Vous, qui les oisons imitez en votre breuvage,
Puissiez-vous aussi leur ressembler par le visage.
Que je sois fourbu, châtré, tondu, bègue-cornu,
Que je sois perclus, alors que je ne boirai plus.

            Et d’estoc et de taille
            Parlons comme des fous ;
            Qu’un chacun crie et braille :
            Hurlons comme des loups.
Jetons nos chapeaux, et nous coiffons de nos serviettes,
Et tambourinons de nos couteaux sur nos assiettes.
Que je sois fourbu, châtré, tondu, bègue-cornu,
Que je sois perclus, alors que je ne boirai plus.

            Que le vin nous envoie
            D’agréables fureurs !
            C’est dans lui que l’on noie
            Les plus grandes douleurs.
Ô Dieu ! qu’il est bon ! prenons-en par-dessus la tête ;
Aussi bien, chez nous, vomir est chose fort honnête.
Que je sois fourbu, châtré, tondu, bègue-cornu,
Que je sois perclus, alors que je ne boirai plus.

            Hâtons-nous de bien boire
            Devant qu’il soit trop tard,
            Et chantons à la gloire
            Du Seigneur de Cinq-Mars :
Il est beau, vaillant, courtois, prend plaisir à dépendre ;
Tel fut autrefois défunt Monseigneur Alexandre.
Que je sois fourbu, châtré, tondu, bègue-cornu,
Que je sois perclus, alors que je ne boirai plus.

 

Paul Scarron
Les Oeuvres burlesques, 1651

 

----- ooOOOOOoo -----

 

 

Chanson à manger

Quand j'ai bien faim et que je mange
Et que j'ai bien de quoi choisir,
Je ressens autant de plaisir
Qu'à gratter ce qui me démange.
Cher ami tu m'y fis songer :
Chacun fait des chansons à boire,
Et moi, qui n ai plus rien de bon que la mâchoire
Je n'en veux faire qu'à manger.
Quand on se gorge d'un potage
Succulent comme un consommé,
Si notre corps en est charmé,
Notre ame l'est bien davantage.
Aussi Satan, le faux glouton,
Pour tenter la femme première,
N'alla pas lui montrer du vin ou de la bière,
Mais de quoi branler le menton.
Quatre fois l'homme de courage
En un jour peut manger son saoul ;
Le trop-boire peut faire un fou
De la personne la plus sage.
A-t-on vidé mille tonneaux ?
On a bu que la même chose ;
Au lieu qu'en un repas on peut doubler la dose
De mille différents morceaux.
Quel plaisir, lorsqu'avec furie,
Apres la bisque et le rôti,
Un entremet bien assorti
Vient réveiller la mangerie !
Quand tu mords dans un bon melon,
Trouves-tu liqueur qui le vaille ?
O mon très cher ami, je suis la mangeaille ;
Il n'est rien de tel qu'un glouton.

 

Paul Scarron

 

Les illustrations sont de Tomi Ungerer - Le géant de Zéralda

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Et pourquoi qu'on sauverait pas Cindy ...?!  (Je rale, et ca m'arrive souvent ...) posté le samedi 12 avril 2008 11:53

Réflexion à deux balles : pourquoi est-ce qu'on nous ferait plus chier à nous arracher les oreilles avec Lorie plutôt qu'avec Cindy ?! Hum ..?!

Faisons une petite comparaison :

Cindy Sander et son Papillon de lumière, (quoi?! Tu ne sais même pas qui est Cindy Sander ?! Rhôoooooooooo la loose ...!!!) :

C'était chouette, hein ?!

Bon, et maintenant Lorie et son dernier titre Play (n'oubliez pas de bien écouter les paroles, hein ...) :


 

Alors ?! Comme quoi, la chance, ça tient à pas grand chose ... Il suffit juste de coucher avec un québécois plutôt qu'avec un ex-coiffeur ... Il suffit d'avoir un pseudo regard de luxure et le tour est joué ! Il est loin le temps où elle faisait des bisous aux dauphins en leur disant qu'elle resterait leur meilleure amie ... Il parait que maintenant, les dauphins, elle les suce ... [si, c'est vrai, même que c'est mon bucheron qui me l'a dit, alors ...] C'que j'en dis ...

Ah ... quand la musique est bonne ...

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Petit pincement au coeur  (J'aime bien, moi) posté le vendredi 11 avril 2008 23:23

Il y a quelques (longs) mois, je vous parlais d'un petit groupe de personnes âgées qui venaient à la médiathèque encadré par deux charmantes dames. Ce sont des petits vieux "dépendants", qui ont pour la plupart des pertes de mémoire plus ou moins grave. A l'époque, ils ne venaient que le vendredi après-midi ; ils venaient en section jeunesse pour regarder des livres et essayer de reconnaître les choses qu'ils avaient connues avant : les animaux, les montagnes, la mer ...

Depuis quelques temps, un autre groupe vient le vendredi matin aussi. Ce groupe-là ne regarde pas de livres ; ils viennent écouter de la musique : de l'accordéon, du Brel, du Brassens, du Trenet ... Le groupe n'est composé que de quatre petits vieux, deux hommes et deux femmes, toujours les mêmes. Ils sont comiques avec leurs gros casques sur la tête ... Et puis ils ne se rendent pas compte qu'ils parlent super fort ... Il y en a même un qui chante, et qui chante à s'en faire péter le bide. Je vous assure que c'est super drôle, mais qu'il n'y a, dans ma remarque, aucune moquerie ; bien au contraire, il y a beaucoup de tendresse et d'attachement. Il ne comprend pas qu'on lui demande de chanter un peu moins fort, entre le casque sur les oreilles et sa surdité, il se s'entend pas ... Alors une des mamies le gronde régulièrement : "Monsieur Machin, vous ne voyez donc pas que vous embêtez tout le monde ?! Et puis vous chantez faux !!" ... Que leur dire ?! La dame qui les accompagne est un peu gênée, elle nous regarde avec un sourire désolée ... Cette femme est merveilleuse, vraiment. Elle a une patience d'ange, une compréhension sans limite, un coeur en or, assurément. J'aime les voir arriver, ces petits vieux. Aussi étrange que cela puisse paraître, ça me donne de l'espoir ... l'espoir que tout n'est pas pourri, qu'il existe encore un peu d'amour et d'entraide, un peu de tendresse aussi ...

Aujourd'hui, alors que mon collègue installait (en ronchonnant un peu, d'ailleurs) les deux mamies, la dame est venue me voir, un peu gênée, l'air triste ... Elle me dit : "Vous vous souvenez de Monsieur Machin ? Celui qui aimait beaucoup l'accordéon et qui chantait fort ...? Eh bien il est mort ... et ça me bouleverse ..." Je suis restée pétrifiée ... bien entendu que je me souviens de ce monsieur ... et que répondre à cette femme ...?

Elle s'est vite reprise, dans un mouvement "la vie continue, et puis y'a les autres encore ...", et elle me dit : "Mais vous voyez, je suis venue avec Monsieur Bidule ... vous vous souvenez peut être de lui ... je le prenais souvent le vendredi après midi ... et puis comme j'avais une place dans ce groupe, je me suis dis que je pouvais le prendre ... mais vous savez, il ne sait pas écouter la musique, il ne connaît pas tout ça ..." Elle m'a montré le fameux Monsieur Bidule, et vous ne devinerez jamais qui il est ... C'est mon chouchou de l'autre groupe ! J'étais tellement heureuse de le voir ! Ca faisait super longtemps que je ne l'avais pas vu, si bien que je pensais qu'il était mort ... ce qui m'attristait énormément ... Dans le précédent article, je l'avais qualifié d'absent. Il semble complètement enfermé dans son monde, il ne réagit pas aux "bonjour" ni aux "au revoir" que je lui adresse, il ne réagit pas non plus à mes sourires. Il est souvent en colère, il ne comprend pas toujours ce qu'il fait là. Il me fait penser à mon grand-père qui est décédé il y a quelques temps. Il avait le même regard vide, la même agressivité ... et la même casquette ! Je suis troublée chaque fois que je le vois ... Je l'ai dit à la dame, elle m'a sourit tellement gentiment, tellement tendrement ... pour un peu, j'en aurais versé une larme ...

Pincement au coeur d'apprendre la mort de ce papy, émotion de constater qu'il y avait au moins une personne - cette gentille dame - qui était attristée par cette mort, joie au coeur de constater que "mon" papy est bien vivant, lui ... Une journée bien remplie pour mon pauvre coeur, en somme ...

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Ca farte plutôt pas mal ...!  (J'aime bien, moi) posté le lundi 07 avril 2008 22:48

Spécial dédicace à White Bilberry ...

Au Mexique, le papa d'un enfant autiste vient de faire un pari : soulager la souffrance des enfants autistes par ... le surf ! Il vient de monter une association, et ça marche super bien. L'objectif n'est évidemment pas de guérir ces enfants ; l'autisme ne se guérit pas. Il suffit simplement de les mettre sur une planche, de les accompagner, de les aider à moins souffrir et à s'ouvrir un peu plus aux autres. Passés les premiers moments de doute et de peur, les enfants semblent apprécier ce contact avec l'eau ...

Les projets qui touchent au mieux-être de la vie des jeunes autistes me touchent beaucoup. Je sais ce que peuvent ressentir les proches, je sais la souffrance que ça engendre. Je pense qu'on ne peut pas réellement comprendre ce qu'il se passe dans leurs têtes, et je sais que c'est dur pour tout le monde. Il y a différents degrés d'autisme, mais ce qui est certain, c'est que plus tôt les enfants sont pris en charge, plus leurs conditions de vie future pourront en être améliorées.

Il y a très peu d'initiatives de ce genre, tout comme il y a très peu de centres spécialisés. C'est dommage ... c'est très con ...

Bref, tout ça pour souligner la super bonne idée de ce mexicain, papa de deux garçons autistes. And it works !! Comme quoi, et je pense bien que White Bilberry ne dira pas le contraire, le surf semble être un bon moyen d'apaisement et de communion avec la nature ... Et les surfeurs ne sont pas tous des Brice de Nice ...!

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